Aujourd’hui sur le blog, je vais parler du cancer et plus précisément du cancer du sein. Je vais partager avec vous mon expérience mais surtout ma non expérience. 

Comme vous le savez tous (…ou pas !), ce début d’année a été très intense pour moi entre mes préparatifs de mariage, mes examens et le travail. Sans compter la vie sociale… Bref une vie bien remplie. Mélange de stress, de frustration et de beaucoup d’autres émotions.

Je savais que cela n’allait pas durer éternellement puisque j’avais des deadline donc pas de souci, je fonce encore et encore. Je donne tout. Mon corps me rappelle à l’ordre plus d’une fois. Des maux de dos, de ventre et j’en passe mais ça va passer. Après une bonne nuit de repos. Mais quand ? Les nuits étaient devenues les mêmes. Je dormais mais sans réellement récupérer. Mon cerveau était à 1000% tout le temps.

Un jour, une grosseur au sein… Rien de bien grave me dis-je. Ca ne me fait même pas mal ! En allant chez le médecin, je lui en parle. Il me prescrit des médicaments et me dit que c’est bénin. Le temps passe, la grosseur est toujours là et semble s’installer trop à son aise (3 mois, 6 mois… Je ne sais même plus exactement) et mon mari (enfin futur mari à ce moment là) s’inquiète. Je le rassure mais son idée germe dans ma tête. Je commence à avoir un mauvais pressentiment et lui promets d’aller consulter dès que possible.

La fameuse consultation arrive… Un mélange d’appréhension et d’excitation. C’est bizarre mais j’avais envie de savoir. Mon médecin s’excuse platement en constatant que j’avais des antécédents familiaux. Euh… Vous me faites peur Doc ! Il me prescrit un mammographie et une échographie au cas où.

Je rentre tranquillement à la maison. J’essaie de prendre des rendez-vous mais les délais sont insoutenables. J’appelle belle-maman à la rescousse car nous allions en vacances chez mes beaux-parents à 1000 KM de la maison (précision importante). En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, j’avais mon rendez-vous. Comme toutes personnes de la génération 2.0, je vais sur internet me rencarder sur ce qu’est une mammo et une écho. Malheur… Que n ‘ai-je pas fait là ? On va dire qu’un sein moyen fait 10 à 15 cm et qu’ils vont le compresser pour qu’il arrive à 3 cm tout au plus.

 

Outch… Maintenant, j’appréhende ! Si après la mammo, on me demande de faire une écho, c’est que c’est la m***e et qu’il faut paniquer. Raisonnement illogique mais logique à ce moment là !

Je vais au rendez-vous avec Monsieur et Belle-Mams. On papote de tout et de rien et c’est cool. Mon nom est appelé, je me lève et je ne souris plus. On m’explique ce que je dois faire et je suis les instructions à la lettre. J’ai mal mais je ne me plains pas. Mammo faite. J’attends le médecin et il arrive. Il me dit bonjour et me pose quelques questions. Il me demande de m’allonger pour la mammographie. Je panique et une boule dans ma gorge se forme. Je me dis relax, rien n’est fait.

L’écho commence et là, c’est le drame. Je n’existe plus. Je suis devenue un sujet de 27 ans avec des antécédents familiaux… Il débite des choses incompréhensibles dans son dictaphone. Les larmes montent et je comprends que je dois avoir quelque chose.

Il me laisse sortir sans rien ajouter et me laisse avec mes doutes. Je m’effondre. Belle-Mams et mon homme me rassure. Le lendemain, je vais chercher mes résultats comme prévu. J’essaie de déchiffrer ce qui est écrit. Impossible ! Ca veut dire quoi tout ça ? Je viens pour le sein gauche et on m’annonce qu’en plus d’avoir un kyste à gauche, j’ai aussi deux kystes à droite. Je profite de mes vacances comme je le peux et en rentrant à la maison, direction le Doc.

Retour au bercail. Direction le Doc. Au vue des résultats, il m’envoie consulter son fils qui est gynécologue en urgence. Je vais voir Doc Gynéco Junior (il a des cheveux gris, des rides marqués et une calvitie. Ce n’est plus un jeune homme mais quel âge à mon Doc ? C’est à méditer…)Je tiens à préciser que je ne me suis jamais autant fait palper les seins par autant de personnes différentes en si peu de temps. C’est gênant et effrayant en même temps. Je retourne chez le Doc  avec un compte rendu. Il me parle des différentes possibilités… J’entends les mots « IRM mammaire », « Biopsie », « Ponction », « Tests » … Je n’écoute plus vraiment. Je sors de là avec des anti-inflammatoires, des antibiotiques et une IRM. Le rendez-vous est pris pour le 12 juillet à 15h20 (c’est quel créneau ça franchement ?).

Entre temps, j’avais peur. Peur que cela se révèle positif et que ma vie change totalement. Je ne me voyais pas dire aux gens que j’aime que je suis malade, ni même à mes collègues ou mes camarades de classe. Non par peur du jugement mais par peur que cela rende tout réel… J’ai décidé de ne pas en parler. D’attendre le 12 pour être fixée et ne pas spéculer.

Nous voilà rendus au 12 juillet pour l’IRM, J-3 avant le mariage et tout le stress qui va avec. Mon homme m’accompagne et me détend. J’ai la nausée… On m’explique, me prépare et m’installe pour un tour de manège. Cela fait un bruit monstre mais je suis tellement fatiguée que je trouve le moyen de m’endormir (je peux vraiment dormir n’importe où lol). 

Je finis mon tour et j’attends le médecin. Elle arrive et me demande de lui raconter mon histoire. Elle me rassure et m’indique que je n’ai rien d’alarmant (je traduis, rien d’alarmant mais tu as quelque chose). Je dois me rendre tous les 6 mois (minimum) chez ma gynécologue pour une palpation des seins et en cas de doute même léger, faire une mammographie.

Je suis plus ou moins soulagée pour l’instant MAIS… Je sais que c’est possible, demain, dans 5 ans, 10 ans ou jamais.

Aujourd’hui,  enfin incessamment sous peu, je dois me faire opérer du sein gauche pour enlever ce fichu kyste mais je sais que tout ira bien.

N’oubliez pas que vous pouvez vous auto-dépister. Ce n’est pas une science exacte mais pratiquer l’auto-palpation est bénéfique. Il existe également des signaux d’alarme.

 

On pense toujours que ça n’arrive qu’aux autres et qu’on est à l’abri. C’est faux ! A toutes celles qui ont eu des femmes souffrants de cancer du sein dans leurs familles. Pensez à en parler à votre gynécologue, à votre médecin. A partir de 25 ans, vous devez être suivies plus régulièrement. Le cancer est vicieux, il ne prévient pas.

 

 

Soyons  toutes vigilantes car l’âge ne compte pas !

 

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